La page blanche

Aucun article publié sur le blog depuis octobre 2021. Quelques billets envoyés par l’intermédiaire de la newsletter, mais rien de très folichon.

Durant des mois, je n’ai plus ressenti le besoin de partager mes mots. Dès que je me présentais devant l’écran, une forme de lassitude m’envahissait. Je commençais un billet pour l’effacer quelques minutes après. Je dressais une liste des sujets à traiter que je supprimais. Je restais les doigts en attente au-dessus du clavier ou je mettais en phrases mes états d’âme pour les juger inintéressants quelques lignes plus tard. Un vrai syndrome de la page blanche, avec toute la culpabilité et la colère qu’il engendre. Parce que oui, quand on fait des mots son outil de prédilection, ne produire aucun texte, c’est quand même ballot…

Pourtant, je n’ai pas cessé d’écrire. Bien au contraire. J’ai noirci des pages et des pages de carnets. Des textes intimes. Des notes de lecture. Des historiettes. Des réflexions sur mon métier, sur l’entrepreneuriat et sur bien d’autres choses. J’ai même participé à un atelier d’écriture animé par Bernard Werber (les abonnés à la newsletter en sauront plus prochainement). Mais rien, à mes yeux, ne valait la peine d’être publié.

Et puis vendredi après-midi, un grand ras-le-bol a soufflé sur mes synapses en regardant pour la énième fois la page d’accueil du site. Mylène & Mylmo était devenu poussiéreux, encombré, dépassé et je voulais sortir de mon immobilisme rédactionnel. Pour cela, je devais reconsidérer la page blanche comme un lieu d’expérimentation et d’aventures. Je me suis alors plongée dans plus de dix années de blogging avec une seule idée en tête : SIM-PLI-FIER le contenu du site. Pour commencer, j’ai enlevé les articles obsolètes ou trop contextuels. Puis j’ai revu le système des catégories et étiquettes pour faciliter le référencement des articles. J’ai aussi réorganisé le menu pour le rendre plus cohérent. Plus j’avançais dans ce travail, plus l’envie de repartir de zéro me titillait. Et quelques jours plus tard, c’est la totalité des articles publiés depuis 2007 que je supprimais.

Aujourd’hui, je suis toujours face à une page blanche, mais la perception que j’en ai a changé. Elle est faite de sérénité et peut-être même d’un brin de fierté. Parce que oui, j’ai osé aller à contre-courant en ignorant les conseils des marketeurs, business coachs et professionnels du Web. Pas de titres racoleurs pour faire plaisir à Google. Pas de structure rédactionnelle stéréotypée pour rentrer dans les cases du référencement. Pas d’images pour attirer un public qui ne lit pas, simplement là par curiosité et passer le temps.

Des mots, juste des mots.


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3 réflexions au sujet de « La page blanche »

  1. Hello~ ravie de te revoir par ici !
    J’ai la même réflexion ces derniers temps ! J’ai envie de reprendre tout mon site, mettre un coup de peinture fraîche pour un nouveau départ ! Mais en même temps je me dis que c’est peut être une envie qui cache la procrastination, que ça ne résoudra pas mon problème de page blanche et que je ne fais que divertir mon esprit pour ne pas creuser plus loin …

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    1. Hello ! Ravie également ! Effectivement, je prends le risque de la procrastination, mais j’aime l’idée de tourner une page, de passer à autre chose. Et c’est plus facile pour moi de le faire en repartant d’une page blanche qu’avec des années de blogging derrière moi. C’est un peu comme prendre une grande respiration avant de sauter dans le vide. Et retrouver un espace libre et minimaliste me donne la sensation de retrouver la liberté de créer, sans la pression d’une quelconque harmonie avec ma précédente communication.

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      1. Hello à vous deux! Vive le blogging sans pression! Depuis que j’ai fait refaire mon site, je n’écris pas plus. Mais je suis vachement plus fière lorsque je clique sur « publier ». De mon côté, je procrastine pour écrire un article « réponse » au long article de Lucyle sur son départ d’Insta. Je me dis que j’aurai dû le faire à chaud.

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