Guider ou accompagner

Pour continuer dans la série « on trouve de tout dans le secteur du développement personnel », j’aimerais revenir sur une distinction qui me tient à cœur : la différence entre accompagner et guider. En fait, tout est question de posture.

La posture de guide

Guider, c’est conduire, conseiller, montrer le chemin. Lorsque l’on fait appel à guide de montagne, par exemple, on attend de lui qu’il connaisse parfaitement le territoire afin d’éviter les difficultés de parcours ou de savoir comment les surmonter.

Le guide est donc un spécialiste, un expert qui dit où l’on va, ce qu’il faut faire pour y aller et comment le faire. Pour les coaches, c’est une posture intéressante lorsque l’on fait du développement professionnel.

La posture d’accompagnant

Si l’accompagnant connait lui aussi son terrain, son rôle n’est pas de conseiller. Il choisit, parmi les outils et techniques qu’il maîtrise, ceux qui seront les plus utiles à la personne qu’il accompagne pour atteindre un objectif spécifique.

Pour utiliser une image, le guide sera devant le client alors que l’accompagnant se positionnera à côté voire derrière lui dans certains cas.

Dans l’histoire de Damien

Pour relire l’histoire, cliquez sur :
épisode 1épisode 2épisode 3

Ce qui ne va pas avec la posture de Xavier, le coach, c’est qu’il se positionne en guide et non en accompagnant. C’est l’une des dérives rencontrées dans le secteur du développement personnel.

Si l’on va encore plus loin, la posture de guide peut se transformer en attitude dogmatique qui réduit voire supprime le libre arbitre du coaché. On tombe alors dans une dérive sectaire.

Selon la Miviludes, l’organisme gouvernemental chargé d’étudier le phénomène sectaire et de coordonner l’action des pouvoirs publics en la matière, une dérive sectaire se caractérise par « la mise en œuvre […] de pressions ou de techniques ayant pour but de créer, de maintenir ou d’exploiter chez une personne un état de sujétion psychologique ou physique, la privant d’une partie de son libre arbitre, avec des conséquences dommageables pour cette personne, son entourage ou pour la société. »

Donc en développement personnel, mieux vaut rester prudent avec les coaches adoptant une posture de guide plutôt que d’accompagnant.

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