Suivons Anne-Lise

Si vous êtes ici depuis longtemps, vous savez que j’ai un réel intérêt pour tout ce que fait Anne-Lise Bouchut, mon acolyte d’écriture pour « De causeries en réflexions » et de remue-méninges/action depuis plus de dix ans maintenant. Or, elle vient encore une fois d’avoir une excellente idée : proposer son atelier d’écriture gratuitement durant le confinement avec une variante Live. Elle vous l’expliquerait mieux que moi, mais pour faire simple :

* Nous recevons une proposition d’écriture par l’intermédiaire de sa Newsletter (pour vous y inscrire, cliquez ici)

* Nous avons une semaine pour écrire et lui envoyer notre texte

* Nous pourrons bénéficier de ses commentaires et dialoguer avec elle en direct sur sa chaîne durant le week-end.

Franchement motivant, vous ne trouvez pas ? Alors, forcément, j’ai pris ma plume ou plutôt mon ordinateur et j’ai pondu le texte que voici :

Mon cerveau, c’est quand même un type bizarre. Quand Anne-Lise lui fait une proposition autour des odeurs, il ne trouve rien de mieux à faire que du chevauchement. Alors j’ai plusieurs hypothèses en tête. Soit c’est un gars un peu tordu, soit il est du genre à sortir du cadre, soit c’est un grand joueur. Vous allez me dire ce que vous en pensez après avoir lu l’histoire qu’il m’a contée.

***

Nous sommes à Nyons, le paradis sur terre selon Giono. Mylène est sur le point de rajouter une deuxième bougie sur son gâteau d’anniversaire. L’été est en avance et les arbres commencent déjà à tirer leurs innombrables langues pour montrer qu’ils ont soif. Si ça continue, elles vont s’effondrer avant l’automne.

La fillette termine le gâteau de semoule au chocolat que sa grand-mère a confectionné pour le goûter. Elle le consomme sur la table de la pièce à vivre, dans une petite assiette parsemée de fleurs bleues, sous le regard de son arrière-grand-mère. À ce moment précis, ce sont les deux personnes les plus importantes de sa vie. La plus âgée la couve alors que la plus jeune nourrit sa gourmandise.

Bien que très choyée, Mylène n’a qu’une hâte… ressortir jouer avec les voisins. C’est donc avec frénésie qu’elle enfourne chaque cuillère dans sa bouche. La course au remplissage de ventre remportée, elle se dépêche de déposer ses couverts dans l’évier, boit un grand verre d’eau et court vers la porte d’entrée de la maison.

Celle-ci à peine entrouverte, c’est un déferlement de chaleur qui s’engouffre dans le nez de Mylène et vient chatouiller sa gorge, se mêlant au souvenir du chocolat et des grains de semoule. C’est comme une deuxième douceur qui s’invite dans son palais. Un second goûter avant d’aller jouer.

Ce n’est que bien des années plus tard, lorsqu’une amie lui demandera d’écrire un texte sur les odeurs, que cette petite scène remontera à la surface de la gamine devenue femme avec, en premier lieu, non pas le souvenir olfactif, mais un mélange de chaleur alléchante.  

***

Alors, vous ne le trouvez pas bizarre mon cerveau à amorcer un souvenir par le sens kinesthésique au lieu de le faire, comme demandé par Anne-Lise, par l’olfactif ? En plus, il enfonce le clou du chevauchement avec la « chaleur alléchante ». Mouais, va falloir que j’ai une petite discussion avec lui pour éclaircir tout ça !

Bon, maintenant, je trépigne d’impatience. Il va pourtant falloir que je me résigne à attendre le Live d’Anne-Lise…

Et si vous nous rejoigniez ? Oui ? Super… ça va être trooooop bien !

NaPaWriMo : 4/30 – 577 mots – total : 1 761 mots

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