Cas contact COVID : la réalité

Je vous préviens, j’écris ce billet non pas sous le coup de la colère ou de l’amertume. J’ai passé ce cap. Je le rédige la tête et le cœur froids pour tenter, à mon niveau, de déclencher une prise de conscience chez ceux pour qui les mesures barrières sont avant tout une atteinte à leur liberté.

Devenir cas contact

Dans mon esprit, depuis la rentrée, les choses sont claires : il est hors de question pour moi de prendre le risque d’attraper le COVID.

En conséquence, je suis particulièrement vigilante au port du masque et à la distanciation sociale. Je limite au maximum les rassemblements, encore plus dans des lieux clos et si je ne peux pas les éviter, j’ouvre les fenêtres pour renouveler l’air. Je me lave les mains en partant d’un lieu et en arrivant dans un autre. Et lorsque je dois rester dans un même espace plusieurs heures, je me désinfecte les mains régulièrement.

J’ai donc bien envisagé une contamination par l’intermédiaire des stagiaires, clients et prospects rencontrés depuis la fin de l’été. Mais le coronavirus ne s’est pas invité dans ma réalité par ce biais-là.

C’est mon mari qui l’a contracté, fort probablement au travail où son employeur a choisi d’interrompre le télétravail et où il a dû assister à des réunions de plusieurs heures en présentiel. D’ailleurs, d’autres cas de COVID ont été déclarés par ses collègues.

La semaine dernière, je suis donc non seulement devenue cas contact COVID, mais de surcroît, cas contact COVID vivant sous le même toit.

Les répercussions du COVID, deuxième vague

Si lors de la première vague, chacun avait une bonne représentation de la réalité imposée à tous (hospitalisation ou isolement du contaminé dans un hôtel, confinement total de la population), je me demande, vu le nombre de personnes qui ne respectent pas les mesures barrières, si c’est encore le cas aujourd’hui. Alors voici les conséquences actuelles de la contamination d’une seule personne au sein d’un foyer :

Tout d’abord, confinement total de tous ceux vivant sous le même toit. Ici, nous sommes trois en plus du cas COVID ce qui engendre d’une part l’arrêt des études de nos fils en présentiel. Et non, suivre les cours à distance n’est pas aisé, voire impossible, lorsqu’il s’agit de TD ou d’ateliers. D’autre part, l’interruption d’une partie de mon activité avec déjà deux interventions annulées donc, puisque je suis à mon compte, un chiffre d’affaires qui s’envole.

Ensuite, l’isolement d’une dizaine d’autres personnes dans notre entourage direct dont certaines doivent se faire tester et sont aujourd’hui confinées.

Enfin, de l’inquiétude pour nos proches dont ils se seraient bien passés et des émotions familiales à gérer également. Repartir en confinement, avec en plus un risque de contamination pour nous trois qui ne présentons pas de symptômes, ce n’est pas simple humainement parlant.

Bref, c’est le bordel (oui, je sais, je suis vulgaire).

À quand le retour à une situation « normale » ?

En l’état actuel des décisions des autorités sanitaires, le confinement dure sept jours à compter de l’apparition des symptômes. Donc en théorie, le contaminé de la famille ayant déclaré le COVID mardi, nous pourrions sortir demain.

Sauf que l’on doit tenir compte du temps d’isolement suite au passage du test qui dure 48 heures. Pour ma part, j’ai un rendez-vous mercredi soir, donc je suis en isolement jusqu’à vendredi.

En théorie, nous allons être libérés samedi matin… sauf si l’un de nous présente des symptômes. Et là, rebelote, on repart pour un cycle de sept jours.

Alors, mesdames et messieurs les récalcitrants aux mesures de lutte contre le COVID, imaginez que celui-ci s’installe chez vous.

Combien de personnes seraient concernées et impactées par votre contamination ?

Et pour combien de temps ? Sept jours multipliés par le nombre de personnes vivant sous votre toit dans le cas où les uns et les autres présentent des symptômes de manière non synchrone, ça fait combien ?

Aujourd’hui, c’est le sixième jour consécutif de fièvre de mon contaminé. Il déclare n’avoir jamais été aussi malade… et c’est un dur ! Est-ce que ça vous fait envie ? Est-ce que vous souhaitez ça pour vos enfants, votre conjoint ou vos colocataires ?

Une fois cet épisode terminé

Je peux vous assurer que je ne compte pas revivre ce genre de situation. Et si je n’ai aucune prise sur une éventuelle nouvelle contamination de mon foyer, j’en ai une sur le respect des mesures barrières.

Vous pouvez compter sur moi pour continuer à les appliquer strictement et surtout pour veiller à ce qu’elles le soient par les personnes avec lesquelles je serai en contact.

En résumé… Que tous ceux que je vais croiser se préparent (masque obligatoire et tout le temps, distanciation sociale, nettoyage, gel, etc.). Je vais être chiante, encore plus que d’habitude et toujours avec le sourire derrière mon masque, mais chiante quand même ! Oui, encore de la vulgarité !

Le risque zéro n’existe pas, certes, mais nous avons notre part de responsabilité pour faire en sorte que la contamination soit la plus difficile possible.

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