À la recherche d’inspiration

Récemment, je vous ai présenté l’une des trois nouvelles orientations de mon activité : EXPLORER. Dans cet article, j’ai voulu montrer que ce verbe n’a pas été choisi au hasard, mais qu’il est l’aboutissement d’une réflexion. Et une réflexion, justement, je suis en train d’en mener une importante voire une colossale. Il s’agit de mettre au point les prestations que je proposerai à la rentrée de septembre en lien avec le trio : explorer – apprendre – faire soi-même.

Pour mémoire, suite aux événements de cette année universitaire (réforme de la formation et confinement COVID) tout ce que j’avais construit depuis dix ans s’est fissuré, craquelé et pour certains pans de mon travail… tout s’est effondré ! J’ai donc pris la décision de supprimer toutes les prestations de ce site pour prendre le temps de restructurer mon entreprise et de me créer un nouvel avenir.

Sauf que je me suis rapidement rendu compte que repartir de zéro n’est pas chose aisée, d’autant plus que ce n’est pas la première mésaventure professionnelle que je rencontre (pour les curieux, j’en ai fait le récit dans le livre « De causeries en réflexions »).

Un sentiment de découragement s’est alors confortablement installé durant des jours, avant de laisser place à un autre associant des phases de frustration et d’excitation. Aujourd’hui, je suis sortie de ce yo-yo émotionnel et je me remets en mouvement.

Le problème, c’est que du point de vue cognitif, c’est le blocage. Impossible de trouver une nouvelle manière d’articuler mes prestations. Je suis, pour la première fois depuis dix ans, incapable de dire ce que je vais faire dans quatre mois !

Mais pas de panique ! Puisque les idées ne viennent pas, puisque mon raisonnement est fainéant, puisque ma réflexion pour mon futur professionnel est au point mort, je me tourne vers une autre ressource, le couple imagination et créativité. Ainsi, depuis le 1er juin, je me suis lancée dans deux projets créatifs :

15 minutes par jour, j’apprends à dessiner

Cette envie trottait dans ma tête depuis longtemps. Tout d’abord, parce que j’ai la chance d’avoir une mère qui sait manier la couleur et j’ai passé mon enfance à me perdre dans ses tableaux. Dans mon cercle social, des personnes sont formées aux Beaux-Arts et j’admire régulièrement leurs œuvres. J’ai donc toujours été spectatrice des créations des autres, sans oser me lancer.

Ensuite, lorsque j’ai souhaité ajouter un peu de fantaisie dans mon métier de formatrice, je me suis intéressée au scketchnoting, cette technique de prise de notes intégrant schémas et images tracées à la main. À cette occasion, j’avais acheté une encyclopédie visuelle complète dans laquelle se trouve une méthode de dessin non conventionnelle (tant qu’à faire, autant sortir des sentiers battus, cela me correspond bien). Je n’avais jamais eu le temps de m’y mettre sérieusement. Je profite donc de cette recherche d’inspiration professionnelle pour le faire.

Si ça vous intéresse de suivre mon évolution, rendez-vous sur mon profil Pinterest. C’est une véritable application des orientations que j’ai choisies. J’explore, j’apprends et je fais par moi-même !

Je participe au projet 365 jours d’inspiration d’Anne-Solange Tardy

C’est mon amie Anne-Lise qui m’a récemment fait découvrir cette blogueuse aux multiples talents. Elle propose un challenge sur toute une année que je ne pense pas tenir, mais dans lequel j’ai sélectionné le mois de juin.

Chaque jour, je prends connaissance du thème à traiter en photo, dessin, vidéo ou en mots. J’aime l’idée de surprendre mon cerveau avec les suggestions d’une autre. Cela titille mon imagination que ce soit au niveau de la manière de considérer le sujet imposé qu’en partageant certaines de mes contributions sur Instagram. Je reçois des conseils et commentaires de participants et je découvre leurs propositions. C’est fou de voir l’étendue des possibilités qu’un seul mot peut avoir dans notre esprit. C’est une expérience très stimulante !

Quel rapport avec mon travail, me direz-vous ?

Aucun, je vous l’accorde, mais c’est pour moi une stratégie. Je fais diversion en me concentrant sur autre chose que mon avenir professionnel. L’idée est de laisser reposer toutes les hypothèses et tentatives de résolution que j’ai élaborées depuis des semaines.

C’est un peu comme si je passais le relais à ma partie inconsciente afin de poursuivre le travail de démêlage, d’organisation et de tri.  Pour qu’elle construise d’autres agencements et fasse mûrir ce que j’ai déjà bien trop malaxé. Qu’elle prenne de la hauteur et m’amène à voir autrement toutes les pièces de mon puzzle.

Et cela ne veut pas dire que je laisse les choses en plan en attendant qu’une idée lumineuse me tombe sur le crâne comme la pomme de Newton. J’habite en ville et je n’ai pas d’arbre fruitier, il me faut donc bien trouver une autre solution !

La mienne est de programmer, une fois par semaine, un « remue-méninges 2020-2021 ». Je m’autorise alors toutes les fantaisies, je note toutes les articulations d’idées, je réalise des arbitrages et je constate que ma stratégie fonctionne. La créativité que je développe dans le dessin et la photo rebondit sur la construction de ma future offre. Je commence à y voir plus clair pour la rentrée… sans boule de cristal !