Temps pensé ou… pansé ?

Cette semaine, j’ai intégré un groupe de réflexion sur la gestion du temps. Il est composé de trois femmes qui se réunissent une fois par semaine autour de la lecture d’un livre consacré à l’organisation et au développement de l’activité (du développement personnel donc, mais à visée professionnelle). Elles m’avaient déjà proposé de les rejoindre à l’époque où elles expérimentaient l’approche de Timothy Ferriss et de sa semaine de 4 heures. J’avais alors refusé, ayant déjà lu cet ouvrage et n’y ayant trouvé qu’un intérêt relatif.

Seule la première partie du livre avait été intéressante pour moi. La deuxième, axée sur la rentabilisation à l’extrême du temps avaient heurté certaines de mes valeurs comme l’idée de faire appel aux services d’une assistante la moins chère possible – donc installée dans un pays en voie de développement – pour prendre en charge des tâches jugées annexes. Une approche très américaine et basée sur une forte valeur « argent » que je ne rejoins pas.

Mais aujourd’hui, les trois comparses travaillent sur le livre de Fabien Olicard, « Votre temps est infini ». Et comme j’aime bien l’approche de ce jeune homme… comme cette proposition est arrivée après la décompensation de la semaine dernière… comme j’ai besoin d’un nouveau projet pour retrouver mon énergie… comme ces trois femmes m’inspirent beaucoup de sympathie… et comme il est plus que nécessaire pour moi de remettre de l’ordre dans mon mode de fonctionnement… j’ai accepté !

Notre première séance a eu lieu lundi 30 mars 2020 donc au début de la troisième semaine de confinement. Elle a surtout servi à m’intégrer à l’équipe et n’a donc pas été organisée autour d’un véritable travail réflexif. Mais qu’à cela ne tienne, je l’ai utilisée comme prétexte pour reprendre le chemin si cher à mon cœur de l’expérimentation. À partir du mardi, j’ai « basculé » trois heures de mon temps de travail en temps d’exploration. J’ai commencé par reprendre les exercices de la semaine de 4 heures. Ce livre a été leur point de rencontre, il me semblait normal de refaire le parcours et de leur partager le résultat de « mes exercices ». Cette première étape achevée, j’ai commencé l’étude du bouquin de Fabien Olicard, mentaliste et Youtubeur français spécialisé dans le potentiel de notre cerveau.

Les premiers chapitres digérés, je me rends compte que sans l’avoir fait de manière volontaire et consciente, j’ai déjà intégré certains concepts des deux auteurs étudiés, à savoir :

La diète informationnelle de l’américain exprimée par Fabien Olicard ainsi « ce que j’ignore ne peut pas me porter préjudice et l’information n’existera qu’au moment où je le déciderai ». Depuis le début du confinement, je réduis mon temps d’exposition aux flux d’informations qui me parviennent. Cela me permet non seulement d’être plus sereine, mais aussi de gagner en maîtrise, en efficacité… donc en temps !

La segmentation de la notion de temps, esquissée par Ferriss et définie bien plus clairement par le mentaliste français. Il découpe le temps en cinq catégories : le temps professionnel, le temps personnel, le temps pour soi, le temps obligatoire et le non-temps. Ainsi, en choisissant de consacrer trois heures de mon temps quotidien à ce que j’ai appelé mon temps d’exploration, j’ai moins travaillé cette semaine : « seulement » 39 h 15. C’est encore bien trop, puisque ce temps est consacré uniquement à la continuité pédagogique d’une dizaine d’heures d’intervention pour lesquelles je ne suis même pas assurée d’être payée (mais, ça, c’est un autre débat).

Ce que je retiens de cette semaine, c’est que m’associer à mes trois complices et à leur étude du temps, m’a permis de retrouver un temps pour moi et va m’amener à développer mon temps personnel.

Alors après une première semaine de confinement où j’ai totalement subi la situation et où je suis partie à la recherche d’une nouvelle forme de sérénité, une deuxième où le confinement s’est avéré un beau révélateur, une troisième au cours de laquelle mon barrage intérieur a cédé, je débute cette quatrième semaine sous l’égide du temps (pensé ou pansé, ça reste à déterminer !)