Je dois changer de lunettes

J’ai toujours porté des lunettes. Enfin, toujours, pas tout à fait… depuis l’âge de trois, quatre ans peut-être ! Dans mes souvenirs, mes montures étaient comparables à deux culs de bouteille entourés de plastique marron. La grande classe quoi ! Et puis au fil du temps, mon avis sur cet objet imposé a évolué. J’en ai fait un accessoire – voire un atout – pour habiller mon regard… à tel point que je ne considérais plus mes lunettes comme le simple allié de mon acuité visuelle, mais comme une partie de ma personnalité.

Mylène, elle porte des lunettes. Point barre.

Or, aujourd’hui, mes montures doivent s’adapter à mon âge. Eh oui, je suis passée aux verres progressifs l’année dernière et ma vue a décidé de muter en mode formule 1. C’est normal, mais c’est une évolution que je n’ai pas choisie et qui me demande donc une dose d’adaptation. Ceux qui connaissent les déformations des verres progressifs savent de quoi je parle !

Pourquoi je vous raconte cet épisode oh combien banal de la vie d’une nana qui porte des lunettes ? Eh bien parce que c’est pour moi un exemple de la manière dont on vit le changement. Je n’ai pas choisi de naître myope et astigmate, mais j’ai su faire de cette particularité une revendication. C’est ce que l’on peut considérer comme un changement volontaire de positionnement. Et voilà que maintenant, je deviens hypermétrope avec une durée non maîtrisée durant laquelle je vais être encore un peu myope (l’un de mes yeux est plus rapide que l’autre à changer). Ici, c’est l’exemple d’un changement non désiré.

Changer n’est jamais simple, s’opposer au changement extérieur est encore plus compliqué. On entre en résistance au lieu de trouver une issue favorable à la situation sur laquelle on n’a que peu ou pas de prise (je ne peux enrailler l’évolution de ma vue). L’énergie dépensée à refuser la situation se transforme alors en frustration, en stress et peut aboutir à des phénomènes d’angoisse ou de dépression.

Alors, je vous propose de considérer la notion de changement imposé autrement. L’idée est de centrer notre attention et nos ressources sur autre chose que les événements liés à la situation vécue comme désagréable. Cela peut évidemment être la recherche d’une solution, que celle-ci soit orientée « porte de sortie » ou « lâcher-prise », mais il peut aussi s’agir de passer par une simple mise en mouvement, en mode « je me change les idées ».

Cela revient à fournir en quelque sorte une respiration à notre cerveau, une pause durant laquelle la créativité peut se remettre en route. C’est faire un pas de côté pour observer ce qui se passe, examiner les causes et conséquences de ce que nous vivons et voir ainsi la problématique sous un angle différent.

L’important est de ne pas subir les comportements et pensées qui tournent en rond dans notre boîte crânienne, mais d’agir pour que finalement, le changement imposé devienne une expérience dont on ressort grandi.

Sur ce, je m’en vais chez l’opticien pour faire changer mes verres. Voilà mon action du jour !


Participer à la marche du siècle pour le climat : un exemple d’action face à un changement non désiré !


Catégories :En développement

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